Les résultats de la France à l’enquête internationale Pisa 2025 atteignent leur niveau le plus faible depuis la création de l’étude, en 2000. Le pays reste toutefois dans la moyenne des États de l’OCDE dans les trois domaines évalués.

Un recul marqué en compréhension de l’écrit et en mathématiques

Par rapport à 2022, les résultats français baissent de 18 points en compréhension de l’écrit, de 16 points en mathématiques et de 4 points en sciences. Le recul est plus net en mathématiques, tandis que les performances en sciences et en compréhension de l’écrit restent dans la moyenne de l’OCDE.

Ces résultats concernent les élèves évalués dans le cadre de Pisa et ne mesurent pas directement le niveau des élèves du premier degré. Ils donnent toutefois des indications sur les acquis construits au cours de la scolarité obligatoire.

Une tendance internationale qui n’épargne pas la France

La baisse dépasse le seul cas français. Dans la plupart des pays de l’OCDE, les résultats stagnent en sciences et reculent en compréhension de l’écrit, dans un contexte de diminution des pratiques de lecture. En mathématiques, le recul se poursuit pour la deuxième session consécutive.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qualifie ces résultats de « préoccupants », tout en estimant qu’ils ne constituent pas une surprise. Il établit notamment un lien entre les performances scolaires, la consommation de réseaux sociaux, l’usage récréatif du téléphone et le suivi parental.

Des fragilités françaises persistantes

La part des élèves en grande difficulté reste importante, tandis que celle des élèves les plus performants diminue. Le climat de classe est également présenté comme un point de vigilance. Selon les données communiquées par le ministère, 48 % des parents se déclaraient investis dans le suivi scolaire en 2025, contre 62 % en 2022.

Le ministre évoque aussi des objectifs d’apprentissage jugés insuffisamment clairs, en particulier au collège, ainsi qu’un besoin de renforcer la formation continue des enseignants.

Des mesures annoncées sur les apprentissages

À partir du retour des vacances de la Toussaint, les familles doivent recevoir les objectifs d’apprentissage correspondant au niveau de leur enfant. Des listes de lecture seront proposées avant chaque période de vacances.

Dans le premier degré, les 18 heures annuelles de formation obligatoire pourront être modulées jusqu’à 36 heures selon les besoins exprimés par les équipes. Le ministère annonce également la poursuite de la réforme de la formation initiale, la lutte contre la grande difficulté scolaire et une réflexion sur l’autonomie des collèges.

7 réflexions sur “Pisa 2025 : les résultats des élèves français au plus bas depuis 2000

  • Si on permettait aux enfants à gros troubles d’avoir des structures adaptées et qu’on ne leur demandait pas de faire les mêmes évaluations que les autres…. mais dans les classes, il y a de plus en plus d’enfants qui relèvent d’IME, d’ULIS, d’UEEA… tout ça sans accompagnement suffisant…et on les entre dans les statistiques. Il ne faut pas s’étonner que le niveau baisse.. on rajoute également plus de programmes chaque année…

    • Entièrement d’accord. L’inclusion sans aucun moyen ainsi que le manque d’investissement des parents dans l’éducation et l’instruction des enfants creusent les écarts. Il est difficile de tenir les programmes quand dans une même classe vous avez des non lecteurs, des non francophones, des TDAH, des multi-dys, des TSA… Il faut se rendre à l’évidence : c’est infaisable sans une augmentation des moyens matériels, humains et financiers.

  • Il faut se rendre à l’évidence. Notre école est à bout de souffle. Les élèves paient le prix forts et les profs également. Il va falloir trouver rapidement une solution : retirer quelques étages au millefeuille des programmes, embaucher du personnel efficace pour aider les élèves en situation de handicap et faciliter leur inclusion. Comment une AESH multidys peut accompagner des élèves multidys ??? Il faudrait également un service informatique compétent : l’application qui gère les élèves ne fonctionnent pas et l’on doit faire les constats de rentrée sur papier, les codes pour les évaluations nationales ne fonctionnent pas non plus et l’on prend du retard dans la saisie. Une PME gérée comme nous le sommes, met la clé sous la porte dans l’année. Et nous, grâce à notre implication, notre envie de voir réussir nos élèves, nous tenons l’école à bout de bras sous les moqueries de la presse et des parents mécontents.

  • C’est affreux comme les profs ne sont pas écoutés dans ce pays. Ça me désole j’ai mal pour notre école. Ce sont les premiers à s’impliquer dans la réussite de nos élèves, à se remettre en question, à adapter leurs méthodes. Mais ils sont malmenés par les politiques et les journalistes qui ne mettent en lumière que des résultats médiocres. Ils critiquent sans vraiment envoyer de messages forts aux politiques pour prendre des mesures efficaces basées sur la recherche. Ils connaissent ce qui marche et pourraient s’y pencher mais ils ne font rien. Noyant le poisson à chaque élection en promettant des augmentations ok mais rien de concrètement prouvé pour refonder le système comme il le faudrait. 😤😔

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