Une enseignante de l’école primaire Clément Ader, au Fauga (Haute-Garonne), a été menacée de mort par le père d’un élève de CM2 après une punition donnée en classe. Interpellé après les faits, l’homme doit être présenté au parquet de Toulouse le 10 septembre 2026.
Des menaces proférées à la sortie des classes
Vendredi 4 septembre, à la sortie de l’école, le parent a insulté une enseignante et l’a menacée de « lui couper la tête ». Son fils avait été puni plus tôt dans la journée par une autre enseignante en raison de son comportement insolent.
Convoqué par l’inspectrice de la circonscription de Muret, le père a ensuite été entendu par les gendarmes. Il a été placé en garde à vue avant sa présentation au parquet de Toulouse, prévue le 10 septembre.
Une équipe éducative profondément choquée
Les enseignants du groupe scolaire, qui accueille 325 élèves, ont exercé leur droit de retrait le lundi suivant les faits. L’enseignante visée, décrite comme expérimentée et investie dans l’établissement, est en arrêt de travail pour un mois.
Dans cette commune située au sud de Toulouse, des parents d’élèves lui ont adressé une lettre de soutien et lui ont remis un bouquet de fleurs. La première adjointe chargée des affaires scolaires a fait part de l’état de choc de l’enseignante et de l’équipe.
Mesures de protection et accompagnement
Le maire a annoncé la présence de la police municipale lors des entrées et sorties de classes. La commune a également demandé que les autres enfants de la famille ne soient plus scolarisés dans cette école.
Le rectorat a mis en place une cellule psychologique. Dans un communiqué, le recteur de l’académie de Toulouse a condamné les faits et rappelé que les enseignants doivent pouvoir exercer leur mission sans subir de menaces ni d’intimidations.
Rejoignez des milliers de personnels des écoles !
Partagez, échangez, inspirez-vous et gagnez du temps au quotidien.
Rejoindre la communauté ♥
Quel enseignant es-tu ?
Fais le test pour connaître ton profil caché d'enseignant.
Soutenir le projet
Faites un micro-don pour soutenir le site et profitez d'une version sans publicite.


Je sais malheureusement ce que c’est d’être menacée de mort. On ne devrait jamais avoir à travailler avec la peur au ventre. Tout mon soutien à cette directrice : rien ne justifie de subir de telles menaces.
Le respect de l’institution est primordial, et pour une fois, le soutien a été instantané.