Une décision inédite vient d’être prise après les menaces de décapitation proférées par le père d’un élève contre une enseignante de CM2, au Fauga, en Haute-Garonne. L’enfant va être scolarisé dans une autre école, en application du décret publié fin juillet 2026.
Une réaffectation après les menaces
Le 4 septembre 2026, à la sortie de l’école primaire Clément-Ader, le père d’un élève de CM2 avait insulté une enseignante et menacé de lui « couper la tête ». Son fils avait été puni plus tôt dans la journée par une autre enseignante en raison de son comportement.
L’homme a été entendu par les gendarmes et placé en garde à vue. L’enseignante visée a été arrêtée pour un mois et l’équipe éducative avait exercé son droit de retrait. Une cellule psychologique a également été mise en place par le rectorat.
Le nouveau décret appliqué pour la première fois
Cette réaffectation constitue la première application annoncée en France du dispositif créé par le décret publié le 29 juillet 2026. Celui-ci permet de changer un élève d’école lorsque le comportement d’un parent ou d’un membre de sa famille perturbe gravement le fonctionnement de l’établissement ou fait peser un risque sur la sécurité de la communauté éducative.
La mesure ne repose donc pas sur les actes de l’enfant, mais sur ceux d’un adulte intervenant dans le cadre de sa scolarité.
Une procédure pilotée par le Dasen
Dans le premier degré, la direction de l’école saisit le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Le Dasen examine la situation et doit échanger avec les parents avant de prendre une décision.
S’il estime le changement nécessaire, il peut demander au maire de radier l’élève de son école actuelle et de l’inscrire dans une autre école de la commune. Le texte prévoit également un accompagnement pédagogique, éducatif et social renforcé jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Une mesure destinée à protéger l’école
La décision intervient alors que la commune avait demandé que les autres enfants de la famille ne soient plus scolarisés dans l’établissement. La police municipale devait aussi être présente aux entrées et aux sorties des classes.
Le changement d’école vise à éloigner l’établissement d’une situation considérée comme dangereuse, tout en permettant à l’élève de poursuivre sa scolarité dans un autre cadre. Il met ainsi en œuvre une procédure nouvelle, présentée comme une mesure de protection des personnels et de la communauté éducative.
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Ça ne protège pas les enseignants, ça déplace le problème et ça punit un enfant pour la violence d’un adulte envers un autre adulte. Je ne suis pas sûre que ce soit le bon choix. On va envoyer l’enfant dans une autre école. C’est un autre enseignant qui viendra à l’école la peur au ventre. J’ignore quelle solution il faudrait adopter, mais à l’heure où on prend enfin conscience des abus sur les enfants, je trouve que ça y ressemble un peu.
L’EN a toujours été pour la solution “on déplace le problème”. Elle n’a jamais cherché des solutions pérennes. Au final, on apprend à tous les enfants de la classe, qu’ils peuvent être tenus pour responsable du comportement de leur famille.
👍
Et à part une GAV, il a eu quoi le père ? Parce que si c’est juste ça, c’est pas du tout dissuasif, ça peut même faire monter la pression et donc être plus dangereux encore pour le prof suivant…