Les quelque 7 800 personnels infirmiers de l’Éducation nationale peuvent désormais exercer une activité de soins complémentaire en dehors de leurs obligations de service. Cette possibilité, réclamée depuis plusieurs années, reste soumise à des conditions précises et ne répond pas à la revendication salariale portée par la profession.

Une activité de soins possible durant les congés

Dans un courrier adressé aux rectorats le 17 juillet, la Direction générale des ressources humaines du ministère précise que les infirmiers scolaires peuvent travailler comme infirmiers libéraux ou exercer dans un établissement de santé ou médico-social.

Cette activité complémentaire peut être réalisée dans une structure publique ou privée à but non lucratif, notamment pendant les 16 semaines annuelles de congé. Les personnels pourront ainsi renforcer temporairement des hôpitaux, des Ehpad ou d’autres établissements confrontés à des besoins d’effectifs, tout en percevant une rémunération supplémentaire.

Des conditions pour préserver le service scolaire

Le cumul ne doit pas porter atteinte au bon fonctionnement du service ni interférer avec les obligations professionnelles au sein de l’Éducation nationale. L’agent doit par ailleurs être recruté directement par l’établissement concerné. Le recours à une société d’intérim est exclu.

Cette évolution s’appuie sur un avis du collège de déontologie. Elle élargit une possibilité déjà ouverte ponctuellement en 2020, lorsque des infirmières scolaires avaient été autorisées à renforcer les équipes hospitalières mobilisées face à l’épidémie de Covid-19.

Une réponse attendue, mais jugée encore fragile

Les représentants des infirmiers scolaires demandaient depuis longtemps cette évolution. Le Snies-Unsa avait de nouveau interpellé le ministère en juin afin d’obtenir une clarification réglementaire. Le syndicat salue l’autorisation, mais souhaite désormais qu’elle soit inscrite dans un cadre législatif pour éviter qu’elle puisse être remise en cause lors d’un changement de ministre.

La profession rappelle également que sa demande prioritaire demeure la revalorisation des salaires. Le cumul est présenté comme une possibilité d’améliorer les revenus, mais aussi comme un levier susceptible de limiter les départs vers des emplois mieux rémunérés. Cette évolution rejoint plus largement les assouplissements apportés au cumul d’activités d’autres personnels de l’Éducation nationale, notamment les psychologues.

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