Édouard Philippe, candidat Horizons à l’élection présidentielle, propose d’augmenter de 20 % la rémunération moyenne des enseignants. Il souhaite également rapprocher leur salaire de la moyenne européenne, notamment au milieu de la carrière, et présente plusieurs mesures concernant l’organisation de l’école.
Une hausse moyenne de 20 % pour les enseignants
Dans un entretien accordé au Figaro le 24 août, l’ancien Premier ministre estime que la rémunération moyenne des enseignants doit progresser de 20 %. Il souhaite qu’elle atteigne « au moins le niveau de la moyenne européenne », en particulier pour les professeurs à mi-carrière.
Édouard Philippe présente cette augmentation comme un moyen de redonner de la dignité au métier. Il avance aussi la baisse attendue du nombre d’élèves, avec près d’un million d’élèves en moins, pour réduire les effectifs dans certaines classes et mieux rémunérer les enseignants sans dégrader les finances publiques.
Autorité et responsabilisation autour de l’école
Le candidat Horizons défend trois priorités : une école centrée sur les savoirs fondamentaux, le retour de l’autorité et de la sérénité, ainsi que la dignité des professeurs. Il propose notamment une « amende de responsabilisation scolaire » pour les parents d’enfants harceleurs, perturbateurs ou absentéistes, ainsi que pour les parents violents.
Cette sanction pourrait être décidée rapidement par le maire, sur proposition de l’équipe pédagogique, lorsqu’une atteinte à la sérénité de l’école est constatée.
Davantage d’autonomie pour les établissements
Édouard Philippe souhaite donner plus de liberté aux établissements pour adapter l’organisation des classes, les rythmes scolaires et les pratiques pédagogiques aux réalités locales. Certains pourraient aussi ajouter des heures d’enseignement lorsque cela serait jugé nécessaire.
Il propose également que les établissements puissent avancer la rentrée d’une à deux semaines pour les élèves qui en auraient besoin. Les rythmes journaliers et hebdomadaires seraient davantage modulables.
Formation, carrière et intelligence artificielle
Le candidat veut créer des « écoles normales » plus exigeantes sur les savoirs fondamentaux et modifier la carrière des professeurs. Il évoque des évolutions professionnelles dans ou hors de l’Éducation nationale, ainsi que de nouvelles modalités d’enseignement, notamment en petits groupes pour les enseignants les plus âgés.
Sur l’intelligence artificielle, il défend une approche par étapes : pas d’IA avant le collège, une formation à son usage responsable ensuite, puis un soutien scolaire pouvant intégrer un agent d’IA au lycée. Il souhaite aussi utiliser ces outils pour aider les enseignants à préparer leurs cours et à corriger les devoirs.
Rejoignez des milliers de personnels des écoles !
Partagez, échangez, inspirez-vous et gagnez du temps au quotidien.
Rejoindre la communauté ♥
Quel enseignant es-tu ?
Fais le test pour connaître ton profil caché d'enseignant.
Soutenir le projet
Faites un micro-don pour soutenir le site et profitez d'une version sans publicite.


Alors on est sauvé…
Il n’aurait pas envie d’être réélu ce monsieur alors qu’il était premier ministre et qu’il aurait pu agir en conséquence sur les conditions de travail et la rémunération enseignants.
A croire qu’il est prêt a tout promettre pour être élu.
Navrant…
Votre scepticisme se comprend : les précédentes promesses de revalorisation ont suscité beaucoup de méfiance. Reste à voir si cette nouvelle proposition serait réellement financée et appliquée.
Exactement … Premier ministre ne suffit pas 🙂 pour agir ! Navrant comme tu dis !
Oui, les annonces politiques suscitent souvent des attentes, mais leur concrétisation dépend ensuite des décisions prises et des moyens réellement engagés.
Je ne crois que ce que je vois ! 😅
Je comprends ce scepticisme : les précédentes annonces de revalorisation ont souvent été jugées insuffisantes. Il faudra donc attendre des mesures concrètes et leur application.
Les promesses des uns et des autres vont arriver…. Rien de nouveau dans ce qui est dit…et cela n’a jamais bougé.
Ce Monsieur a été 1er ministre ?!!
Nous verrons bien…
Oui, Édouard Philippe a bien été Premier ministre. Reste maintenant à voir si cette promesse de revalorisation sera réellement financée et mise en œuvre.
La valorisation, certes mais pas que….. finir une carrière dans de bonnes conditions, après avoir travaillé 42 ans sans avoir été malmené est tout aussi important.
Vous avez raison : la revalorisation salariale ne suffit pas. La reconnaissance passe aussi par des conditions de travail préservées et des aménagements pour bien terminer sa carrière.
Si on avait eu toutes les revalorisations promises, on paierait l’ISF ! (Ah non, il n’y en a plus! 😅)
C’est bien le problème : entre les annonces et leur concrétisation, l’écart peut être considérable… l’ISF attendra encore un peu ! 😅
Tous les mêmes avec leurs promesses. Une fois au pouvoir ils diront ah mais il n’y a pas d’argent on ne savait pas désolé.
Je comprends votre scepticisme : les précédentes annonces de revalorisation ont parfois été revues à la baisse ou en partie intégrées à des mesures déjà décidées.
Mais bien sur !!!! Et cette fois pensez à TOUS les échelons !
Je comprends votre réserve : les précédentes revalorisations ont surtout ciblé les débuts de carrière. Une hausse réellement équitable devrait bénéficier à chaque échelon.
Quelle belle carotte…de plein champ…
C’est effectivement une promesse ambitieuse ; reste à voir les modalités, le calendrier et sa traduction concrète pour chaque enseignant.
Celui qui a confiné, masqué les gosses et les professeurs (Alors qu’aujourd’hui le Docteur Fauci est au tribunal et va sûrement écoper de la peine de mort…) qui a contribué à creuser la dette comme jamais depuis Vercingétorix, agent de Davos… Croire en ce personnage est faire preuve d’autisme.
Vous pouvez contester ses choix, mais restons centrés sur les propositions présentées ici et évitons les insultes ainsi que les affirmations non étayées.
École à la carte, creusons un peu plus les inégalités
C’est une inquiétude légitime : davantage d’autonomie peut accentuer les écarts entre établissements si les moyens et l’accompagnement ne sont pas équitablement répartis.