Dès novembre 2026, les élèves de la grande section de maternelle à la terminale seront invités à répondre à un questionnaire sur les violences sexuelles, en parallèle du questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire. Le dispositif doit être adapté à l’âge des élèves et permettre de mieux recueillir leur parole.

Un questionnaire proposé de la grande section à la terminale

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé que le questionnaire concernera tous les niveaux, de la grande section de maternelle jusqu’à la terminale. Il sera proposé au mois de novembre, en même temps que le questionnaire consacré au harcèlement.

Les questions seront adaptées à l’âge des élèves. Cette organisation doit permettre d’aborder le sujet auprès des enfants et des adolescents selon leurs capacités de compréhension et d’expression.

Des réponses anonymes au départ

Le questionnaire sera anonyme dans un premier temps. Les élèves qui le souhaitent pourront toutefois laisser leur nom à la fin du document afin de demander un entretien avec un adulte de confiance.

Cette possibilité doit permettre à un élève de signaler une situation vécue, observée ou préoccupante, tout en conservant le choix de solliciter directement un échange avec un adulte identifié dans son école ou son établissement.

Un entretien avant un éventuel signalement

Lorsqu’un élève laissera ses coordonnées, un entretien pourra être organisé avec un adulte de confiance. Cet échange devra permettre d’accueillir sa parole et d’examiner la situation avant une éventuelle transmission aux autorités compétentes.

Le principe annoncé est qu’aucune alerte concernant un enfant ne doit rester sans réponse. Les équipes devront donc être en mesure d’orienter les situations signalées selon les procédures prévues par l’Éducation nationale.

7 réflexions sur “Violences sexuelles : un questionnaire proposé à tous les élèves, de la grande section à la terminale dès novembre

  • Je me posais la même question ? Comment un élève de GS peut remplir un questionnaire sans l’aide d un adulte, et donc plus d’anonymat !

  • Oui, moi aussi je me posais la question poir les GS. Mais on peit se la poser en novembre pour des CP. Pourquoi dans notre pays, à chaque fois qu’il y a un dysfonctionnement comme par exemple la sombre et triste affaire de la petite Lyana, on fait porter le poids sur l’école. Nous aimerions pouvoir instruire les enfants, prendre notre temps permettrait de les écouter, au lieu d’empiler les injonctions et les nouveaux programmes.

  • C’est un sujet grave, de manière évidente… mais l’école “fourre tout” ça devient ridicule.
    On n’est plus dans l’éducation. Il s’agit de santé et de social. Le rôle de l’école se perd.
    Que l’on signale les constats ou les témoignages au titre de la protection de l’enfance, bien sûr.
    Mais là on enquête. On se met dans la situation où on fouille, on porte des questions souvent mal comprises, malaisantes, et qui peuvent être mal vécues par les familles. D’un côté il faut préserver la relation école famille et de l’autre on doit faire de l’interrogatoire de masse sur la suspicion de violences. On participe à un climat de défiance.
    Ce n’est pas le rôle de l’école.
    Il faut revenir au fondamental et laisser à chaque professionnel assumer ses missions. La santé à la santé, le social au social et le lien entre tous.
    Ou alors il faut assumer qu un PE exerce 15 métiers différents et les responsabilités associées mais en termes de salaire et de protection ça va faire mal !🤣

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