Après un été marqué par 53 jours de vague de chaleur, le financement prévu pour aider les écoles à mieux supporter les fortes températures a été fortement réduit. Le dispositif devait soutenir des diagnostics et des travaux rapides dans plusieurs milliers d’établissements.

Une enveloppe réduite de 50 à 10 millions d’euros

Le plan canicule destiné aux écoles devait initialement mobiliser 50 millions d’euros. Selon Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee, 40 millions ont finalement été gelés dans l’attente d’une nouvelle affectation décidée par l’État.

Actee accompagne les collectivités dans la rénovation énergétique de leur patrimoine. Son financement provient des certificats d’économies d’énergie, dont l’utilisation est pilotée par le gouvernement.

Le dispositif recentré sur 2 500 écoles prioritaires

Le plan devait concerner 12 500 écoles, soit environ un quart des 42 000 établissements scolaires en France. Parmi elles, 2 500 écoles ayant dû fermer totalement lors des épisodes de chaleur de mai et juin étaient considérées comme prioritaires, tandis que 10 000 autres étaient identifiées comme présentant un risque avéré.

Avec la réduction de l’enveloppe, seuls les 2 500 établissements prioritaires sont désormais concernés, pour un montant de 10 millions d’euros. L’accompagnement prévu se limite aux audits gratuits, sans financement des équipements.

Des travaux simples pour réduire rapidement la chaleur

Le programme devait notamment financer l’installation de brasseurs d’air et de stores. Pour une école d’environ 200 élèves, ces travaux étaient évalués entre 10 000 et 40 000 euros. D’après Guillaume Perrin, ils pouvaient réduire la température intérieure de 7 à 8 degrés, par exemple de 34 à 27 ou 28 degrés dans une salle de classe.

Ces équipements ne seront finalement plus pris en charge dans le cadre de l’enveloppe annoncée. Les collectivités devront rechercher d’autres financements pour aller au-delà du diagnostic.

Des collectivités invitées à trouver des financements complémentaires

Le calendrier est jugé contraint pour préparer les écoles aux épisodes de chaleur attendus dès la fin du printemps prochain. Les collectivités devront réunir elles-mêmes les fonds nécessaires, notamment auprès de dispositifs comme le Fonds vert, dont les crédits ont également été réduits selon le directeur d’Actee.

Cette décision intervient après un été marqué par trois vagues de températures anormalement élevées entre juin et août, d’après le bilan de Météo-France.

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