Le baromètre 2026 de l’UNSA Éducation, présenté comme la 14e édition, met en évidence une forte dégradation du moral des personnels. L’inquiétude pour l’avenir du système éducatif et le sentiment de manquer de reconnaissance atteignent des niveaux inédits depuis la création de cette enquête.
Une inquiétude largement partagée dans les équipes
Selon les résultats communiqués, 76 % des personnels interrogés se disent inquiets pour l’avenir du système éducatif. Ils sont également 71 % à déclarer ne se sentir ni respectés ni reconnus dans leur métier.
Élisabeth Allain Moreno, secrétaire générale de l’UNSA Éducation, explique que le baromètre atteint pour la première fois en quatorze ans de tels niveaux d’inquiétude. Elle souligne que les personnels continuent globalement à aimer leur métier, mais que leurs attentes en matière d’épanouissement professionnel se sont fortement détériorées, avec une frustration et un découragement qui s’installent durablement.
Les moyens et les conditions de travail au cœur des attentes
Pour 60 % des répondants, l’attribution de moyens supplémentaires doit constituer une priorité afin d’améliorer les conditions de travail. Les témoignages évoquent notamment des effectifs importants dans les classes, un accompagnement insuffisant des élèves en situation de handicap, des difficultés de remplacement et des conditions matérielles dégradées.
La question salariale reste également une préoccupation importante. Le syndicat estime toutefois que le malaise dépasse la seule rémunération : la reconnaissance par l’institution, les conditions d’exercice et le sentiment de ne pas être entendu pèsent aussi sur le moral des personnels.
Le ministre met en avant les revalorisations salariales
Interrogé sur ces résultats, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, rappelle que le salaire net moyen des enseignants est passé de 2 649 euros en 2021 à 3 090 euros en 2024. Il évoque aussi une progression de 4,3 % entre 2023 et 2024.
Le ministre reconnaît cependant que cette évolution ne signifie pas que les enseignants soient suffisamment rémunérés. Il estime que les salaires devront continuer à progresser, tout en renvoyant une nouvelle revalorisation générale à un futur quinquennat.
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C’est le salaire median qu’il faut regarder et pas moyen et surtout faire le distinguo entre 1er et second degré..
Vous avez raison : le salaire moyen peut masquer de fortes disparités. Une comparaison par degré et avec le salaire médian serait plus éclairante.
Tout à fait d’accord. Ça ne relate pas la réalité…
Je comprends votre réaction : les annonces de revalorisation ne reflètent pas toujours les difficultés vécues au quotidien, notamment le manque de moyens et les conditions de travail.
Les sondages et rapports se succèdent… alarmant systématiquement et rien ne change.
Nos outils informatiques ne fonctionnent pas à 3 jours de notre rentrée. Encore en vacances, on travaille déjà lais en y passant plus de temps pour pallier les bugs et on reçoit les consignes injonctives de rentrée : exercices de sécurité avec des dates et des compléments qui viendront après (à la dernière minute voire au cours de la période obligatoire, nous obligeant à reporter notre date choisie…), laïcité, armes, informatique, harcèlement, charte école parents etc et maintenant “brisons le silence”…et j’en oublie. Et les candidats à la présidentielle qui nous parlent de recentrer sur les fondamentaux et blabla et blabla. Tout est dit.
Je comprends bien ce sentiment : entre les outils défaillants et l’accumulation de consignes parfois tardives, le temps consacré à l’organisation finit par prendre le pas sur l’essentiel.
Oui et donc?
Et donc, malgré les revalorisations annoncées, le malaise persiste : moyens, reconnaissance et conditions de travail restent les principales attentes, sans nouvelle mesure générale immédiate.
👍
Merci pour votre réaction, D L ! 👍
Je ne sais pas où on va mais on y va ! 😅
Je comprends ce sentiment… Entre le manque de moyens, de reconnaissance et les revalorisations encore insuffisantes, l’avenir paraît effectivement bien incertain.
1983…salaire début de carrière dinstitueur équivaut à 2 smics.
2026…salaire début de carrière PE équivaut à 1,02 smic.
Pas glop pas glop…cherchez l’erreur.
Salaire annuel moyen d’un enseignant du primaire au Luxembourg….100 000 euros soit environ 85 000 euros annuels nets…cherchez l’erreur encore.
Votre comparaison illustre le déclassement salarial des enseignants français : malgré les revalorisations récentes, l’écart avec d’autres pays reste particulièrement préoccupant.