Les blocages lycéens se sont étendus jeudi 1er octobre et plusieurs incidents graves sont signalés aux abords d’établissements. Le gouvernement a déclenché une cellule de crise, tandis que le ministre de l’Éducation nationale demande que l’enseignement à distance soit organisé lorsque la sécurité ne permet pas d’accueillir les élèves.
Des blocages signalés dans tout le pays, jusqu’en Belgique
Les informations communiquées font état d’actions dans tous les départements, y compris dans des zones habituellement peu touchées. À Strasbourg, une dizaine de blocages et des cortèges sont signalés dans différents secteurs de la ville. Le mouvement est également rapporté à Liège, en Belgique, où un blocus aurait été organisé à l’Institut Marie-Thérèse. Des appels à élargir la mobilisation dans le pays y circulent.
À Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise. Les déplacements des ministres ont été annulés jusqu’à lundi au minimum. Selon les éléments transmis, l’exécutif redoute que la mobilisation s’installe dans la durée et observe une convergence entre des jeunes de milieux sociaux et de quartiers différents. Une extension aux universités est également évoquée, sans être présentée comme acquise.
Incendies et violences rapportés aux abords des lycées
D’importants incendies sont signalés aux lycées Blaise-Pascal, à Rouen, et Nelson-Mandela, à Nantes. À Marseille, un camion de pompiers a été incendié. De nombreux incendies sont signalés dans différentes villes de France. Au lycée Victor-Hugo, le proviseur et des membres de son équipe ont été éclaboussés lors d’un épisode où de l’essence a été versée dans des conteneurs ; la préfecture de police précise qu’ils n’étaient pas directement visés.
🇫🇷 ALERTE INFO | Le lycée Nelson-Mandela est en feu ce matin à Nantes, en marge de la mobilisation lycéenne. pic.twitter.com/bBUbSVwRFu
— Cerfia (@CerfiaFR) October 1, 2026
Des blessés sont rapportés parmi les personnels, les forces de l’ordre et les lycéens, sans bilan chiffré dans les éléments disponibles. Des vidéos de violences circulent en ligne et des plaintes dénonçant des réponses policières jugées disproportionnées sont également signalées. Ces faits et ces plaintes ne sont pas détaillés davantage dans les informations communiquées.
Cours à distance et concertation dans les établissements
Édouard Geffray demande que les cours soient assurés à distance lorsque des blocages ou des dégradations empêchent un accueil en sécurité. La décision doit être prise au cas par cas par les chefs d’établissement, en lien avec les autorités académiques, et les préfets doivent être informés afin de coordonner la sécurisation des abords. Le ministre affirme que les violences ne doivent pas priver les élèves de leur droit à l’instruction.
En parallèle, les proviseurs sont invités à réunir les conseils de la vie lycéenne et des conseils d’administration extraordinaires. Les recteurs doivent convoquer les conseils académiques de la vie lycéenne sous 48 heures. Une plateforme de concertation doit ouvrir lundi pour recueillir les propositions et préoccupations des élèves.
Des revendications portant sur les conditions d’étude
Les demandes rapportées concernent notamment les effectifs dans les classes, les postes d’enseignants non pourvus et l’entretien des bâtiments scolaires. Les lycéens contestent aussi l’interdiction du téléphone portable, alors que des informations comme les absences, les notes et les devoirs passent par cet outil. Les éléments transmis ne précisent pas si ces revendications sont communes à l’ensemble des établissements mobilisés.
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Soutien à nos jeunes, leurs revendications sont plus que légitimes et les adultes devraient les accompagner dans ces mouvements afin d’éviter les débordements de part et d’autre, comme cela se fait dans quelques établissements.
La jeunesse est l’avenir de ce pays et il est anormal qu’elle ne soit jamais écoutée et accusée de casser alors qu’elle veut juste se faire entendre.
Quand on casse son établissement pour avoir plus de moyens, le discours devient inaudible.
Au contraire, je n’approuve aucunement le fait de casser et vous devriez vous indignez, sinon il ne faudra pas s’étonner qu’un jour vos élèves cassent votre classe ou vous-même pour avoir gain de cause, mais là vous serez contre évidemment.
Je suis de 81, j’ai été lycéen, je sais bien que les grèves viennent des professeurs, les élèves ne sachant même pas pour quelle raison existe cette grève, mais du moment qu’il n’y a pas cours et qu’on peut faire les cons avec les copains toute la journée…
C’est dommage que la gauche instrumentalise une fois de plus la jeunesse qui n’est pas structurée politiquement et donc un vecteur facile à manipuler pour des buts politiques.
Correction:
*vous indigner.
Donc les jeunes sont des casseurs manipulés ?
La plupart du temps ce sont des poubelles et des morceaux de bois qui ont brûlé. Et ils font cela parce que ça fait des années qu’ils demandent gentiment des moyens et qu’on les éconduit.
Travailler dans un lycée vétuste, sans chauffage, sans ventilation, sans toilettes correctes parfois, avec des plâtres qui tombent sur les élèves, sans professeurs remplaçants, sans augmentation de places dans le supérieur, avec une réforme du bac dispensable qui a atomisé la notion même de classe, la mise en concurrence de tous via Parcoursup…tout ça c’est OK pour vous mais attention! On ne touche pas au matériel qui semble bien plus important que l’humain chez certains.
Donc pour votre information, les jeunes savent dans quelles conditions ils vivent, ils n’ont pas besoin d’adultes pour le savoir ni pour entrer en action. D’ailleurs dans de nombreux bahuts, les enseignants ne soutiennent pas les élèves.
Vu votre vision de nos jeunes concitoyens, pas étonnant qu’ils soient obligés d’agir ainsi pour se faire entendre dans un pays qui ne les écoute ni ne les respecte.
Et pour finir je n’ai pas de problèmes avec mes élèves car je les traite comme des sujets et non des objets de projection de mes propres peurs et limites.
Expliquez-nous comment ces jeunes se sont organisés pour que cela arrive partout en même temps.
Se faire entendre oui, casser non, on ne peut pas se faire entendre si de l’autre côté on détruit, c’est du n’importe quoi.
Personnellement, je comprends et j’entends leurs revendications qui sont louables, mais si de l’autre côté on casse et on détruit, je n’ai plus envie de les écouter et cela devient un dialogue de sourd. Il faut réfléchir à ce qu’on fait et les conséquences que cela peut engendrer
Ils brûlent des poubelles parce qu’on ne les a pas écoutés lorsqu’ils demandaient poliment.
Qu’est-ce qu’une poubelle, même 1000 poubelles comparé à leur avenir ?
Et il ne me semble pas entendre autant de discours de désapprobation quand les agriculteurs FNSEA dégradent et cassent pour des centaines de milliers d’euros.
Ce pays a t’il si peur de ses enfants ? C’est ça qui est effrayant : devenir des bougons moralisateurs et effrayés qui ne savent que blâmer des jeunes qui ne demandent qu’à étudier et vivre mieux.
Je suis atterrée par les 2 commentaires. Comment les jeunes s’organisent-ils ? Vous n’avez jamais entendu parler des réseaux sociaux ? Ils sont certainement plus organisés aujourd’hui et plus politisés que nous au même âge vu le monde qu’on leur a construit. Quel est leur avenir ? Ils devraient rester à leur place comme des bons toutous comme le voudraient nos gouvernants, ne pas demander plus que ce qu’on leur accorde et déjà s’estimer heureux de ce qu’ils ont. Sinon on pourrait encore leur retirer le peu qu’ils ont.
Ce n’est pas une vie ! Ils ont décidé qu’ils avaient le droit à une vie meilleur et on devrait les soutenir de toute nos forces. Et arrêter d’écouter les médias qui au lieu de faire leur travail et d’enquêter sur les conditions de vie et de travail et d’observer avec objectivité les manifestations, préfèrent reprendre les éléments de langage du gouvernement et de la police. Les jeunes sont violents et cassent tout versus la police qui ne fait que se défendre !
Demain, je serai à leur côté ainsi que beaucoup d’autres pour les soutenir.