Plus de 12 000 établissements scolaires et structures accueillant des enfants doivent bénéficier d’un dispositif d’adaptation aux canicules doté de 190 millions d’euros. Diagnostics gratuits, aides aux travaux et prêts doivent permettre aux collectivités d’intervenir avant l’été 2027.
Un diagnostic thermique gratuit et sans avance de frais
Présenté le 8 juillet 2026 dans le cadre du plan d’urgence de l’État annoncé le 26 juin, le dispositif concerne les écoles maternelles et élémentaires, les collèges, les lycées, les crèches et les locaux périscolaires. Il est géré par Actee et la Banque des territoires, avec La Banque Postale et le groupe EDF.
Chaque collectivité peut demander un diagnostic « flash », intégralement pris en charge et sans avance de frais, dont la valeur moyenne est estimée à 4 000 euros. Un bureau d’études examine les matériaux, l’exposition au soleil, l’isolation, la ventilation et les usages du bâtiment afin de déterminer les aménagements les plus appropriés.
Les demandes passent par un guichet unique. Des webinaires d’information sont prévus les 31 juillet, 21 et 28 août ainsi que le 3 septembre 2026.
Une aide de 10 000 euros pour 2 500 écoles prioritaires
Les 2 500 écoles considérées comme les plus vulnérables à la chaleur doivent recevoir une aide forfaitaire de 10 000 euros, en complément du diagnostic. Leur identification revient au ministère de l’Éducation nationale.
Les collectivités peuvent également manifester leur intérêt. Actee et la Banque des territoires vérifieront alors si les écoles concernées figurent sur la liste ministérielle, puis les orienteront vers le volet de financement adapté.
D’autres leviers sont mobilisables : prêts de La Banque Postale ou de la Banque des territoires dans le cadre d’EduRénov, ainsi que les aides du Fonds vert destinées aux travaux d’adaptation.
Des solutions rapides pour gagner jusqu’à 10 °C
Les interventions privilégient trois axes : limiter le rayonnement solaire, rafraîchir les occupants et ventiler la nuit pour évacuer la chaleur accumulée. Ombrières, protections solaires, brasseurs d’air et systèmes de ventilation figurent parmi les équipements envisagés.
Selon les résultats obtenus avec la méthode Racine dans trente écoles pilotes, ces aménagements peuvent faire baisser la température mesurée en classe de 5 à 10 °C sans climatisation. Dans les bâtiments les plus exposés, le diagnostic pourra préconiser une pompe à chaleur réversible afin de disposer d’au moins une pièce rafraîchie.
Une coordination locale pour maintenir l’accueil
Le plan de gestion des vagues de chaleur du ministère couvre les établissements publics et privés des premier et second degrés, sous contrat ou non. Il prévoit des mesures d’anticipation et de réaction destinées à protéger élèves et personnels tout en assurant la continuité du service.
Sa mise en œuvre doit associer collectivités territoriales, préfectures et agences régionales de santé. Les travaux financés dans le cadre du dispositif devront être achevés avant l’été 2027.
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Espérons que les communes seront suffisamment informées pour s’emparer de cette aide.
Je l’espère aussi. Le guichet unique et les webinaires prévus devraient aider les collectivités à s’informer et à engager rapidement les démarches.
Si seulement ça pouvait aboutir et ne pas rester des effets d’annonce comme d’habitude 🤞
Je comprends votre prudence. Le dispositif prévoit toutefois des diagnostics dès 2026 et des travaux à achever avant l’été 2027 : il faudra suivre sa mise en œuvre.