Après l’agression d’une enseignante par un élève de huit ans, le ministre de l’Éducation nationale a évoqué la situation de l’enfant, qui dispose d’une notification d’orientation en ITEP. Il a demandé au recteur et à l’Agence régionale de santé (ARS) de rechercher une place pour qu’il puisse bénéficier d’un accompagnement adapté.
Enseignante agressée à Évry-Courcouronnes: le ministre de l'Éducation nationale évoque un élève "qui présente des troubles psychologiques extrêmement sérieux" qui a "commis des actes et tenu des propos inqualifiables" pic.twitter.com/Sp96NUch6w
— BFM (@BFMTV) September 24, 2026
Une orientation en ITEP sans place disponible
Selon les éléments communiqués par le ministre, l’enfant est en situation de handicap et possède un dossier auprès de la MDPH ainsi qu’une notification d’orientation en ITEP. La date de cette notification n’a pas été précisée au cours de l’interview.
Le ministre a indiqué solliciter le recteur et l’ARS afin qu’ils se coordonnent pour trouver une place. Une notification ne signifie pas nécessairement qu’un accueil en structure est immédiatement disponible : des délais peuvent séparer l’orientation de la mise en place effective de l’accompagnement.
Une scolarisation qui se poursuit dans l’attente
Les élèves orientés vers un ITEP peuvent être scolarisés en classe ordinaire et accompagnés par le dispositif, sans être accueillis à temps plein dans l’établissement spécialisé. Le ministre a rappelé l’obligation de scolariser les élèves : en l’absence de place dans le dispositif adapté, l’école continue donc de les accueillir.
Dans le cas évoqué, l’enfant avait déclaré vouloir tuer et égorger l’enseignante. Le ministre a condamné l’agression et affirmé que l’on ne devait pas s’en prendre aux enseignants.
Des capacités de soins sous tension
La situation met en lumière l’écart possible entre une notification d’orientation et l’accès effectif à un accompagnement. Les besoins concernent différents services et professionnels, parmi lesquels les ITEP, les SESSAD, les DAME, les IME ou les professionnels libéraux comme les orthophonistes.
Lorsque ces ressources ne sont pas disponibles, l’élève reste scolarisé dans l’attente d’une solution. L’école doit alors assurer l’accueil, tandis que les démarches pour mobiliser les soins et l’accompagnement spécialisés se poursuivent.
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On voit que les élections arrivent, on n’a jamais été autant choyé ! 😂
,😆
Triste monde
Obligation de scolarisation mais une agression comme ça, je ne le reprends pas dans ma classe
Il n’y a meme pas d’exclusion temporaire….
Dans les textes les exclusions temporaires ne peuvent se faire que sur agressions de camarades (ce n’ est pas prévu pour les atteintes aux adultes) et en cas de récidive.
C’est la situation de nombreuses et nombreux collègues…. Cela fait des années que l’inclusion est une réelle difficulté (dans certains cas), que la prise en charge Itep ou ime traîne…
Ce ne sont pas des conditions de travail correctes ni pour les enseignants ni pour les élèves… En France on fait l’autruche alors que le corps enseignant est en souffrance. Notre Dasen est pour une inclusion sans limite sauf que la réalité du terrain = on ne lui montre pas ! Ah non ! Il faut lui montrer des classes parfaites où tout fonctionne ! Faut-il encore attendre des drames ? Bravo aux collègues qui supportent ces conditions de travail tous les jours…