Après l’agression d’une enseignante par un élève de huit ans, le ministre de l’Éducation nationale a évoqué la situation de l’enfant, qui dispose d’une notification d’orientation en ITEP. Il a demandé au recteur et à l’Agence régionale de santé (ARS) de rechercher une place pour qu’il puisse bénéficier d’un accompagnement adapté.

Une orientation en ITEP sans place disponible

Selon les éléments communiqués par le ministre, l’enfant est en situation de handicap et possède un dossier auprès de la MDPH ainsi qu’une notification d’orientation en ITEP. La date de cette notification n’a pas été précisée au cours de l’interview.

Le ministre a indiqué solliciter le recteur et l’ARS afin qu’ils se coordonnent pour trouver une place. Une notification ne signifie pas nécessairement qu’un accueil en structure est immédiatement disponible : des délais peuvent séparer l’orientation de la mise en place effective de l’accompagnement.

Une scolarisation qui se poursuit dans l’attente

Les élèves orientés vers un ITEP peuvent être scolarisés en classe ordinaire et accompagnés par le dispositif, sans être accueillis à temps plein dans l’établissement spécialisé. Le ministre a rappelé l’obligation de scolariser les élèves : en l’absence de place dans le dispositif adapté, l’école continue donc de les accueillir.

Dans le cas évoqué, l’enfant avait déclaré vouloir tuer et égorger l’enseignante. Le ministre a condamné l’agression et affirmé que l’on ne devait pas s’en prendre aux enseignants.

Des capacités de soins sous tension

La situation met en lumière l’écart possible entre une notification d’orientation et l’accès effectif à un accompagnement. Les besoins concernent différents services et professionnels, parmi lesquels les ITEP, les SESSAD, les DAME, les IME ou les professionnels libéraux comme les orthophonistes.

Lorsque ces ressources ne sont pas disponibles, l’élève reste scolarisé dans l’attente d’une solution. L’école doit alors assurer l’accueil, tandis que les démarches pour mobiliser les soins et l’accompagnement spécialisés se poursuivent.

7 réflexions sur “École inclusive : l’agression d’une enseignante ravive la question du manque de places dans les services de soins”

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