Budget 2027 : l’Éducation nationale, championne des dépenses de retraite parmi les ministères
Avec 32 % de son budget consacré au financement des retraites, l’Éducation nationale se distingue des autres ministères. Près d’un euro sur trois est destiné aux pensions, laissant proportionnellement moins de moyens pour les autres dépenses du ministère.
Un record pour l’Éducation nationale
Le rapport accompagnant le projet de budget 2027 révèle un chiffre particulièrement marquant : 32 % des crédits de l’Éducation nationale servent à financer les retraites des fonctionnaires, soit 28,5 milliards d’euros.
C’est la proportion la plus élevée mise en avant dans le rapport, devant le ministère de l’Intérieur, qui atteint 30 %. À titre de comparaison, la moyenne de l’ensemble des ministères est d’environ 13 %.
Autrement dit, sur 100 € inscrits au budget de l’Éducation nationale, 32 € sont consacrés au financement des retraites, contre 13 € en moyenne dans les ministères.

Moins de place dans le budget pour les autres dépenses
Cette particularité a une conséquence directe : l’Éducation nationale ne dispose plus que de 68 % de ses crédits pour financer toutes ses autres dépenses.
Ces 68 % doivent notamment couvrir les salaires des personnels en activité, les moyens pédagogiques, les équipements et les autres dépenses nécessaires aux missions du ministère.
Il faut toutefois distinguer les dépenses de fonctionnement au sens strict de l’ensemble de ces crédits. L’Éducation nationale est bien celle où le financement des retraites occupe la plus grande place parmi les ministères présentés, mais cela ne signifie pas automatiquement qu’elle possède le plus faible budget de fonctionnement.
Pourquoi une part aussi importante ?
Cette situation s’explique notamment par le nombre important de fonctionnaires, actifs et retraités, relevant de l’Éducation nationale.
Sur les 28,5 milliards d’euros consacrés aux retraites, 25,1 milliards correspondent aux contributions de l’État en tant qu’employeur et 3,4 milliards aux cotisations salariales.
Le rapport relie notamment le poids du financement des retraites à la structure des effectifs et à la démographie des régimes de pension.
Le constat reste frappant : l’Éducation nationale est le ministère où les retraites absorbent la plus grande proportion des crédits présentés dans ce rapport. Un poids budgétaire important, qui réduit mécaniquement la part disponible pour les autres priorités de l’École.
[Insérer ici le graphique comparant la part des crédits consacrée aux retraites selon les ministères]
Source : 👉 Direction du Budget – PLF 2027.
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Mais quelle fumisterie
D’accord, et après?
Erreur de lecture
C’est parce que le budget de l’éducation national est a 95% sur les salaires (et donc pensions) ?
Il n’y a que 5 % de dépense en matériel, bâtiments (qui sont aux collectivités locales), etc.
Proportionnellement, au ministère de l’intérieur, le rapport pension/salaire est plus élevé
Ne parlons pas de l’enseignement supérieur ou les pensions représentent 20% et les salaires des actifs 2%…
Il suffit de doubler notre budget et hop on passera à 15%
On fait dire ce qu’on veut aux chiffres.
Encore un article propagande pour dénigrer les enseignants.
En fait le CAS retraite n’est pas réparti en fonction du ministère travaillaient les retraités mais juste pour permettre un équilibre comptable 🤣
”On a alors créé une caisse virtuelle de retraites pour la fonction publique d’État devant être tout le temps à l’équilibre. Est calculé en premier le montant des pensions versées. Ensuite, l’enveloppe globale du CAS Pensions – 65 milliards d’euros prévus pour 2027 – est répartie entre ministères, non pas en fonction de leurs dépenses de retraites nécessaires pour assurer le traitement de leurs anciens fonctionnaires, mais au prorata de leur masse salariale, hors primes de leurs actuels fonctionnaires.
Or, le ministère de l’éducation nationale est celui qui, d’une part, concentre le plus de dépenses de personnel par rapport à son budget global – les dépenses du quotidien des primaires, collèges et lycées sont assurées par les collectivités locales – et, d’autre part, c’est celui où les fonctionnaires perçoivent le moins de primes. Enfin, la proportion de contractuels, dont les salaires ne sont pas pris en compte pour le calcul de la contribution au CAS Pensions, y demeure faible. C’est donc à lui qu’on alloue mécaniquement la plus importante part du CAS Pensions.”
”En effet, ces montants englobent indistinctement les pensions de retraités de l’État, y compris ceux qui n’ont rien à voir avec l’Éducation nationale. Par exemple, on peut estimer que sur les 28,5 milliards de pensions inscrits dans le budget de l’éducation nationale, entre 3 et 4 milliards d’euros sont versés aux retraités de France Télécom – devenu Orange – et de la Poste. ”