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La rapporteure macroniste du budget de l’Éducation, Genetet, a déposé un amendement au projet de loi de finances pour 2027 afin de rétablir 1 588 postes d’enseignants dont la suppression est prévue dans le texte. La mesure concerne les écoles, les collèges et lycées publics, ainsi que l’enseignement privé sous contrat.

1 588 postes concernés dans le public et le privé

L’amendement vise à rétablir 1 250 postes dans l’enseignement public : 414 dans le premier degré et 836 dans le second degré. Il prévoit aussi de préserver 338 postes dans l’enseignement privé sous contrat.

Dans l’exposé de l’amendement, la rapporteure estime que les suppressions prévues ne remettent pas en cause la perspective d’une amélioration du taux d’encadrement, mais pourraient en ralentir la progression. Elle met notamment en avant l’objectif de réduire le nombre d’élèves par classe, une évolution qui, selon le texte, n’a pas encore été amorcée dans le second degré.

Des crédits rétablis dans plusieurs programmes scolaires

Pour financer les postes, l’amendement prévoit d’augmenter les crédits de personnel de près de 6 millions d’euros pour le premier degré public et de 12,5 millions pour le second degré public. Il ajoute également 4,8 millions d’euros aux crédits destinés à l’enseignement privé sous contrat.

Ces montants sont répartis entre les actions couvrant l’enseignement préélémentaire et élémentaire, les collèges, les lycées généraux et technologiques ainsi que l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Les abondements sont prévus en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Un gage sur le budget de l’enseignement agricole

Pour respecter les règles budgétaires, l’amendement prévoit en contrepartie une baisse de 23,36 millions d’euros des crédits de personnel de l’action « Enseignement public » du programme consacré à l’enseignement technique agricole. Le Gouvernement est appelé à relever les crédits de la mission du même montant afin que les actions financées par ce programme ne soient pas pénalisées.

La rapporteure présente le maintien des effectifs comme un moyen d’améliorer les conditions d’exercice des enseignants et de favoriser un accompagnement plus individualisé des élèves, dans un contexte de baisse du nombre d’élèves.

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