Un courriel interne du ministère de l’Éducation nationale, daté du 15 octobre 2026 et révélé début novembre, demande aux recteurs de recenser comme grévistes certains enseignants lors des blocages de lycées. La consigne vise notamment ceux qui ne donnent pas cours à distance ou ne transmettent pas de travail aux élèves lorsque leur établissement est fermé, même s’ils ne se sont pas déclarés en grève.
Une consigne visant les cours non assurés à distance
Le ministère demande également d’identifier les enseignants qui auraient participé aux blocages aux côtés des lycéens. Les journées concernées pourraient donner lieu à une retenue sur salaire équivalente à un trentième de la rémunération mensuelle par jour.
La directive intervient alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent. Les organisations syndicales la contestent et dénoncent une mesure susceptible, selon elles, de sanctionner financièrement et d’intimider les personnels.
Le service fait au cœur des questions juridiques
Une retenue sur salaire peut être appliquée en cas de grève ou d’absence réelle de service fait. Mais les syndicats soulignent qu’un enseignant empêché de travailler par la fermeture de son lycée ne peut pas, pour cette seule raison, être automatiquement considéré comme gréviste. Ils rappellent également qu’aucun texte général n’impose de remplacer systématiquement les cours par des visioconférences lors d’un blocage.
La consigne pose donc la question de la situation des enseignants qui ne peuvent accéder à leur établissement et de ce qui peut leur être demandé pour assurer la continuité pédagogique.
Les chefs d’établissement face à une mission de contrôle
Déjà mobilisés par les tensions, les négociations et les enjeux de sécurité liés aux blocages, les chefs d’établissement devraient aussi faire remonter des informations sur les personnels concernés. Cette tâche pourrait les placer en position de contrôler leurs équipes et d’alimenter des décisions de retenue sur salaire.
Les syndicats estiment qu’une telle démarche risque d’accentuer les tensions entre les personnels et la direction et d’abîmer la confiance au sein des établissements, dans un contexte scolaire déjà fragilisé.
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C’est scandaleux.
Je me demande régulièrement dans quel monde je vis et j’enseigne ?!
Du grand n’importe quoi ! Vive le retour de la délation dans notre cher pays…et quid de l’enseignement à distance sans élève en face…comme à l’accoutumée, de l’enfumage !
Parce qu’ils nous payent la connexion internet, un ordinateur digne de ce nom, un siège de bureau et une table adaptée et une formation pour faire classe à distance….
Merci. Là est le point essentiel. L’employeur est supposé organiser le travail en distanciel et assurer l’outillage des employés (matériel tablette ou ordinateur, moyens de connexion) ou une compensation financière. Alors les textes disent quoi à ce propos ?
Et c’est le ministère qui indemnise les profs pour la connexion le materiel informatique ? C’edt un scandale ils n’ont honte de rien
Mais qu’est-ce qu’on leur a fait pour qu’ils nous traitent si mal !!!!