Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a assuré sur RMC qu’il y aurait « assez de professeurs » à la rentrée 2026, au vu de la hausse du nombre d’admis au concours.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte de recrutement difficile, avec des postes restés vacants depuis plusieurs années. Selon l’AFP, en 2025, plus de 2 600 postes étaient restés non pourvus.
Une hausse de 49 % des admis au concours
Invité sur RMC, Édouard Geffray a expliqué que le nombre d’enseignants admis au concours augmenterait nettement par rapport à l’année précédente.
D’après ses déclarations :
- 24 000 admis cette année, contre 16 000 l’année dernière.
- Une progression de +49 %.
- Une conséquence positive annoncée : « on reprend des couleurs ».
Le ministre a toutefois rappelé que la question de la continuité de service ne se limite pas au nombre d’admis.
Remplacements : une promesse nuancée
Édouard Geffray a reconnu que garantir, au moment des absences, la présence immédiate d’un remplacement relève d’une réalité plus complexe.
Il a ainsi nuancé l’objectif en indiquant qu’il serait inexact de promettre une absence non remplacée « dans les deux heures ».
Pourquoi le recrutement se réorganise : concours avancé
Pour faire face à la crise de recrutement, le ministère a réformé le système de concours afin d’élargir le vivier de candidats.
Point central évoqué : l’avancement du concours.
Avant : concours après un master (bac +5)
Jusqu’à l’an dernier, les candidats aux concours (notamment pour le premier degré : écoles maternelles et primaires, et le second degré : collèges et lycées) ne pouvaient passer l’épreuve qu’après un master (bac +5).
Cette année : double session (bac +3 et bac +5)
Cette année, un système transitoire a été mis en place :
- des nouveaux concours à bac +3 ont coexisté avec
- des concours à bac +5.
Cette étape doit durer jusqu’en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac +5 en 2028.
Le calendrier de formation après l’admission (M2E)
À partir de l’admission, les nouveaux lauréats intègreraient en septembre un Master enseignement et éducation (M2E).
Le ministre a également précisé les éléments de rémunération associés à ce parcours :
- 1 400 euros nets la première année en M1
- 1 800 euros nets la deuxième année en M2
Un écart expliqué : plus de recrutements et évolution du taux de réussite
Le ministre a mis en avant un accroissement du nombre de places et un effet lié au taux de réussite.
Il a notamment indiqué :
- 40 % de places en plus
- 49 % de recrutements en plus
Pour lui, la différence s’explique par l’augmentation du taux de réussite, et les résultats aux épreuves.
Il a aussi déclaré que les moyennes obtenues aux différentes épreuves auraient augmenté.
Des académies « chroniquement déficitaires » mieux pourvues
Édouard Geffray a déclaré que certaines académies, décrites comme « chroniquement déficitaires » en enseignants, seraient cette année intégralement pourvues.
Sont notamment citées : Créteil et Mayotte.
Un intérêt repérable dès la Terminale : la nouvelle licence LPE
Le recrutement des enseignants est aussi anticipé via des parcours de formation.
Le ministre a évoqué la nouvelle licence spécifique de préparation au professorat des écoles (LPE), lancée via Parcoursup.
Indication donnée :
- 10 candidats pour une place


Donc encore beaucoup de jeunes PE sur des postes complexes…😔
Je comprends votre inquiétude : même avec +49% d’admis, le ministre rappelle que la continuité (remplacements rapides) est plus complexe, surtout dans les académies en tension.
C’est ça…. Je viens d’avoir mon concours. Je ne suis qu’à 50% mais j’ai des CP-CE2 en double niveau 😅. Je pensais qu’on ne pouvait pas avoir de CP la première année mais pas le choix dans mon école. Je suis tout de même contente d’être dans une équipe bienveillante 🥰
Bravo, Emmanuelle ! En école, un CP-CE2 en double niveau peut se mettre en place selon les effectifs ; je te conseille de t’appuyer sur l’équipe et la formation.