Introduction
Le point d’indice, utilisé pour calculer une partie de la rémunération des fonctionnaires, resterait gelé une nouvelle fois en 2027. Cette annonce s’inscrit dans un contexte où l’inflation a déjà entamé le pouvoir d’achat des personnels, tandis que le gouvernement écarte l’idée d’une augmentation généralisée des salaires.
Une nouvelle annonce : le point d’indice gelé en 2027
Selon les informations rapportées, le gel du point d’indice se prolongerait encore en 2027. Pour de nombreux agents publics, cela signifie que la valeur servant de base au calcul indiciaire ne serait pas revalorisée, alors que les prix continuent d’évoluer.
Réunion du 8 juillet : pas d’augmentation générale des salaires
Le ministère des Finances aurait exclu toute augmentation généralisée des salaires dans la fonction publique en 2026, pour des raisons de coûts. Lors d’une réunion avec les syndicats, le ministère n’aurait mis sur la table que des propositions « ciblées » concernant certains éléments de rémunération et de carrières.
Des syndicats qui quittent la réunion
Les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FO et FA-FP) auraient quitté la réunion moins de deux heures après son début. Elles dénoncent l’absence de mesures générales couvrant la rémunération d’environ 6 millions d’agents publics.
Le coût d’une revalorisation uniforme : l’argument budgétaire
Une revalorisation uniforme de 1% de la valeur du point d’indice représenterait 2,4 milliards d’euros pour l’État. D’après les éléments rapportés, cette option ne serait « pas envisageable ». Par ailleurs, il est aussi question d’efforts budgétaires supplémentaires annoncés pour 2026.
Trois ans de gel et effets sur les grilles indiciaires
Le contexte social s’explique notamment par l’enchaînement d’années de gel. Après trois années sans revalorisation de la valeur du point d’indice, plusieurs organisations syndicales contestent la situation.
Elles évoquent notamment :
- le maintien du gel de la valeur du point d’indice ;
- le rejet de la suppression d’une prime liée au pouvoir d’achat ;
- le phénomène de « tassement » des grilles indiciaires, qui peut contribuer à limiter la progression de la rémunération.

