Le ministère de l’Éducation nationale affiche une ligne plus stricte sur la maîtrise du français aux examens. Pour le bac comme pour le brevet, une copie dont le niveau en orthographe, syntaxe et grammaire est jugé insuffisant ne pourra pas obtenir la moyenne. Cette consigne, présentée par Édouard Geffray, s’applique avec discernement, mais elle marque un durcissement assumé de l’évaluation.
Selon le ministre, il ne s’agit pas d’un simple rappel technique. La maîtrise de la langue devient un critère explicitement mis en avant dans l’évaluation, quelle que soit la discipline. Des recommandations spécifiques doivent être adressées aux correcteurs, ainsi qu’aux commissions d’entente et d’harmonisation, afin d’encadrer l’application de cette exigence.
Une ligne commune pour le bac et le brevet
La consigne concerne à la fois :
- le baccalauréat ;
- le brevet ;
- toutes les disciplines concernées par les copies d’examen.
L’idée centrale est la suivante : une copie ne peut pas être considérée comme recevable si la maîtrise de la langue est trop faible, même lorsque le contenu disciplinaire est présent. Le ministère insiste donc sur un niveau de français jugé suffisant pour accéder à la moyenne.
Ce que le ministère met en avant
Lors de sa prise de parole, Édouard Geffray a insisté sur plusieurs points :
- l’exigence du diplôme ;
- la place du français dans l’évaluation ;
- un encadrement plus strict des points attribués par les jurys ;
- des consignes communes pour les correcteurs.
Le ministre a également souligné que certains candidats ne respectaient pas toujours les bases attendues de l’écrit, comme la majuscule en début de phrase et le point final.
Des conséquences possibles pour l’école primaire
Pour les professeurs des écoles, cette annonce peut avoir des effets directs sur les attentes institutionnelles autour des apprentissages fondamentaux.
À l’école primaire, l’enseignement de la langue écrite repose déjà sur des repères réguliers et répétés :
- la phrase commence par une majuscule ;
- elle se termine par un point ;
- l’orthographe doit être travaillée avec rigueur ;
- la syntaxe doit être progressivement stabilisée ;
- la grammaire est enseignée dès les premières années de scolarité.
Le retour affiché à une exigence forte au bac et au brevet peut renforcer la pression sur ces apprentissages de base, puisque les attendus des examens s’adossent à ce qui est construit dès le primaire.
Un enjeu très concret pour les classes du premier degré
Cette orientation rappelle que les acquis de l’école élémentaire ne concernent pas seulement les dictées ou les exercices de français. Ils pèsent sur l’ensemble du parcours scolaire. Pour les enseignants du premier degré, cela renforce l’importance de :
- l’entraînement régulier à la production écrite ;
- la correction attentive des phrases produites par les élèves ;
- la vigilance sur les marques de ponctuation ;
- l’automatisation des réflexes de relecture.
L’annonce ministérielle met ainsi en lumière un continuum : ce qui est attendu au brevet et au bac repose en partie sur les apprentissages installés dès l’école primaire.
Une annonce qui suscite déjà des réactions
Du côté des organisations syndicales, cette prise de position est présentée comme une opération de communication. Le sujet reste toutefois central pour les équipes enseignantes, car il touche à la fois aux critères d’évaluation des examens et aux attentes adressées à l’école primaire sur la maîtrise de la langue.
Dans les faits, la nouvelle consigne confirme que la qualité de la langue écrite devient un point de vigilance explicite dans l’évaluation nationale, du primaire jusqu’aux examens finaux.


C’est bien connu, rien n’est fait à ce niveau là en primaire. Comment toujours taper sur les mêmes 😤
Je comprends votre colère ; l’article rappelle que le primaire travaille déjà les fondamentaux et le site propose des outils (programmations, générateurs de dictées) pour accompagner les enseignants
Comment encore sabrer le moral des troupes qui s’épuisent chaque jour a rappeler ces règles de base et on leur rejette encore la faute.
Je comprends votre exaspération : l’article note que ce durcissement alourdit la pression sur les enseignants et insiste sur la nécessité de mieux les soutenir .