Éducation à l’alimentation : ce que prévoit la loi votée par les députés
La députée EPR de Paris, , a fait adopter à l’unanimité une proposition de loi visant à renforcer l’éducation à l’alimentation à l’école.
Le texte prévoit une évolution des obligations selon les niveaux de scolarité.
Une séance obligatoire chaque trimestre de la maternelle à l’élémentaire
La loi instaure une séance obligatoire par trimestre, de la maternelle à l’élémentaire.
Il s’agit d’inscrire formellement un temps dédié à l’éducation à l’alimentation dans le parcours des élèves tout au long de l’école primaire.
Un projet obligatoire au collège
Le texte prévoit également la mise en place d’un projet d’éducation à l’alimentation obligatoire au collège.
Cette disposition vise à prolonger la sensibilisation engagée à l’école et à structurer les apprentissages autour de l’alimentation dans le second degré.
👉🏼 Un module facultatif au lycée
Au lycée, la loi prévoit un module d’éducation à l’alimentation proposé sur la base du volontariat.
Contrairement à l’école et au collège, il ne s’agit pas d’une obligation mais d’une possibilité intégrée à l’offre pédagogique.
Des contenus déjà présents dans les programmes du primaire
Dans le premier degré, les notions liées à l’alimentation sont déjà inscrites dans les programmes officiels, dans la rubrique « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent ».
Les élèves y travaillent notamment :
- les besoins de l’organisme,
- les aliments,
- leur origine,
- leur transformation,
- leur conservation.
Ces éléments figurent donc déjà dans les attendus d’enseignement à l’école.
Une mesure qui interroge pour le primaire
Pour l’école primaire, cette loi semble méconnaître la réalité des programmes en vigueur, puisque la thématique de l’alimentation fait déjà partie des enseignements obligatoires.
Elle apparaît également déconnectée du quotidien des professeurs des écoles, qui doivent déjà mettre en œuvre l’ensemble des attendus programmatiques. De nouvelles exigences viennent régulièrement s’ajouter aux missions existantes, dans un cadre horaire et organisationnel contraint.
Dans ce contexte, si la loi formalise un temps dédié par trimestre, son impact concret pour le premier degré semble limité au regard des contenus déjà enseignés.


Une loi inutile, une grande hiérarchie qui ne connait même pas ce que nous travaillons déjà en classe…alors que c’est elle qui écrit les programmes !
Je comprends; l’article note que l’alimentation figure déjà dans les programmes et que la loi formalise une séance trimestrielle, d’où l’impression d’une mesure superflue.