Le gouvernement demande aux administrations de l’État d’adapter l’organisation du travail face à la hausse du coût des carburants. Dans une circulaire, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, invite à « réduire immédiatement les déplacements professionnels évitables ».
Pour les agents qui habitent loin de leur bureau et qui ne peuvent pas utiliser les transports publics, le télétravail est encouragé jusqu’à trois jours par semaine, soit le maximum légal pour un agent à temps plein.
Des réunions en visio par défaut
Quand le déplacement n’est pas possible à éviter, le texte rappelle que certaines aides existent, dont l’indemnité carburant de 50 euros pour les travailleurs modestes grands rouleurs.
La circulaire demande surtout de limiter les trajets aux missions jugées indispensables :
- interventions urgentes ;
- opérations d’inspection ;
- missions de sécurité ;
- déplacements qui ne peuvent pas être différés ou réalisés à distance.
Dans ce cadre, les réunions, séminaires et formations doivent, par défaut, se tenir en visioconférence.
Des déplacements maintenus seulement si nécessaire
Lorsque le déplacement est maintenu, les services sont invités à privilégier « l’organisation la plus économe en carburant » :
- transports collectifs ;
- voiture électrique ;
- regroupement de rendez-vous.
Le document insiste aussi sur la nécessité de limiter les trajets à ceux qui conditionnent directement la continuité de l’action de l’État.
Ce que cela peut changer dans l’Éducation nationale
Dans l’Éducation nationale, certaines pratiques existent déjà localement. Des inspecteurs de l’Éducation nationale ont, par exemple, commencé à accepter le télétravail pour les directeurs lors de leurs journées de décharge.
Si ces consignes sont déclinées dans le ministère, de nombreuses réunions pourraient passer en visioconférence, comme cela a été le cas pendant la période du Covid.
Pour les professeurs des écoles, la mesure ne crée pas de télétravail au sens strict, mais elle pourrait modifier l’organisation de certaines réunions, formations ou échanges avec l’institution.
Un contexte de hausse du coût des trajets
Les professeurs des écoles sont souvent concernés par des trajets domicile-travail importants. Ils ne peuvent pas, eux, effectuer de télétravail pour leurs missions d’enseignement. La question du coût des carburants pèse donc directement sur de nombreux personnels du premier degré, en particulier dans les zones où les déplacements sont longs et où les transports publics sont peu adaptés.
Les prochains jours diront comment ces consignes seront appliquées dans l’Éducation nationale.
